Vocabulaire essentiel
Glossaire de référence du parcours, classé par thème. Pour débuter, concentre-toi sur Marché & ordres et Lire un graphique : ce sont les notions indispensables du module 0. Les autres rubriques permettent d'anticiper les prochains cours ou de retrouver un terme croisé ailleurs. Utilise Ctrl+F pour chercher un mot précis.
Marché & ordres
Bid / Ask : le bid est le meilleur prix auquel tu peux vendre immédiatement, l'ask le meilleur prix auquel tu peux acheter. L'ask est toujours un peu au-dessus du bid. Voir Leçon 01.
Carnet d'ordres (order book) : liste des ordres d'achat et de vente visibles en attente, classés par niveau de prix. Les ordres exécutables consomment les quantités disponibles ; tous les ordres et toutes les transactions ne sont pas nécessairement visibles dans un carnet unique, notamment sur le forex de gré à gré.
Pip : unité de variation conventionnelle sur le forex, en général la 4e décimale (1,0850 → 1,0851 = 1 pip ; sur les paires en yen, c'est la 2e décimale). Sur les indices et les matières premières, on parle plutôt de « points ».
Lot : unité standard de taille de position. Sur le forex, 1 lot standard = 100 000 unités de la devise de base. Le calcul de la taille en lots à partir de ton risque est détaillé dans la leçon Position sizing.
Spread : écart entre l'ask et le bid à un instant donné. C'est un coût implicite d'exécution, auquel peuvent s'ajouter commissions et slippage. Voir Leçon 01.
Slippage : différence entre le prix attendu d'une exécution et le prix réellement obtenu, fréquente en cas de forte volatilité ou de faible liquidité.
Liquidité : facilité à acheter ou vendre un actif rapidement sans faire bouger fortement son prix. Un marché liquide a un spread serré et beaucoup de participants.
Volatilité : amplitude des variations de prix sur une période. Un actif volatil fait de grands mouvements dans les deux sens, ce qui augmente à la fois les opportunités et le risque.
Vente à découvert (short) : chercher à profiter d'une baisse, par exemple en vendant un actif emprunté pour le racheter plus bas, ou avec un produit dérivé. Si le cours monte, la position perd de la valeur ; selon l'instrument, les pertes peuvent dépasser la mise initiale. L'inverse est une position longue (long).
Ordre au marché / limite / stop : l'ordre au marché cherche une exécution immédiate sans garantir son prix ; l'ordre limite fixe un prix maximal d'achat ou minimal de vente, sans garantir l'exécution ; l'ordre stop se déclenche à un seuil, par exemple pour entrer sur cassure, et peut subir du slippage. Voir Leçon 03.
Stop-loss / Take-profit : ordres de sortie fixés à l'avance. Un stop-loss vise à limiter une perte mais ne garantit pas le cours d'exécution ; un take-profit limite cherche à sortir à un objectif ou à un meilleur prix, sans garantir une exécution complète. Voir Leçon 03.
Effet de levier : rapport entre l'exposition notionnelle et les fonds immobilisés. Il amplifie l'effet des variations du marché sur les fonds mobilisés, dans les deux sens.
Marge utilisée / marge libre : la marge utilisée est immobilisée en garantie des positions ouvertes ; la marge libre correspond à l'equity moins la marge utilisée. La marge n'est pas un plafond de perte.
Appel de marge / stop-out : alerte ou liquidation déclenchée selon les seuils et règles du courtier. Voir Leçon 03.
Lire un graphique
Bougie japonaise / OHLC : représentation du prix sur une période, qui montre l'ouverture (open), le plus haut (high), le plus bas (low) et la clôture (close). Voir Leçon 02.
Corps / mèche : le corps relie l'ouverture et la clôture ; les mèches montrent les extrêmes de la période. Une bougie OHLC ne révèle pas dans quel ordre ces extrêmes ont été atteints.
Doji : bougie dont l'ouverture et la clôture sont quasiment au même prix. Elle traduit l'équilibre entre acheteurs et vendeurs sur la période.
Unité de temps (timeframe) : durée représentée par chaque bougie (M1, M15, H1, H4, D1, W1...). Une bougie H4 contient par exemple 16 bougies M15.
Analyse multi-timeframe : lecture du même actif sur plusieurs unités de temps, en général la direction sur une unité longue (H4, D1) et l'entrée sur une unité courte (M15). Voir Tendances et structure.
Analyse technique classique
Tendance : direction de fond du prix. Elle est haussière (creux et sommets de plus en plus hauts), baissière (l'inverse), ou en range (le prix oscille entre deux bornes sans direction claire).
Support : niveau de prix où la demande a déjà été assez forte pour stopper une baisse.
Résistance : niveau de prix où l'offre a déjà été assez forte pour stopper une hausse.
Moyenne mobile : indicateur qui lisse le prix sur une période donnée (par exemple 200 périodes) pour visualiser la tendance de fond sans le bruit de court terme.
RSI (Relative Strength Index) : oscillateur de 0 à 100 qui mesure la vitesse et l'ampleur des variations récentes. Il sert à repérer des zones de surachat (souvent au-dessus de 70) ou de survente (souvent sous 30).
MACD : indicateur fondé sur l'écart entre deux moyennes mobiles, utilisé pour repérer des changements de momentum.
Stochastique : oscillateur de momentum proche du RSI dans son usage (zones extrêmes sur une échelle de 0 à 100), mais calculé autrement : il mesure la position du prix dans son range récent.
Bandes de Bollinger : couloir de volatilité autour du prix. Quand les bandes se resserrent, la volatilité est faible, et un mouvement plus ample suit souvent.
ATR (Average True Range) : volatilité moyenne d'un actif sur une période. Il sert à calibrer un stop-loss réaliste, pas à décider d'entrer.
Divergence : situation où le prix et un oscillateur de momentum (RSI, MACD) évoluent en sens contraire, par exemple un prix qui monte pendant que le RSI baisse. C'est un signe d'essoufflement, pas un signal d'achat ou de vente à lui seul.
Figure chartiste : configuration de prix reconnaissable (triangle, drapeau, tête-épaules, double sommet ou double creux...), parfois utilisée pour formuler un scénario de continuation ou de retournement. Sa fiabilité n'est pas universelle : elle dépend de la définition de la figure, du marché et des données testées.
Marteau / étoile filante : figures à une seule bougie, avec un petit corps et une longue mèche basse (marteau, retournement haussier potentiel) ou haute (étoile filante, retournement baissier potentiel). Elles ne comptent que sur une zone déjà identifiée.
Avalement (engulfing) : figure à deux bougies où le corps de la seconde recouvre entièrement celui de la première, dans le sens opposé. Elle signale un retournement possible.
Swing high / swing low : sommet ou creux local, formé par une bougie encadrée de part et d'autre par des bougies aux extrêmes moins hauts (swing high) ou moins bas (swing low). L'enchaînement de ces points dessine la structure du marché.
Biais (directionnel) : sens dans lequel un trader s'autorise à chercher des trades, défini sur la grande unité de temps (voir Tendances et structure). Un signal repéré sur une petite unité de temps ne le remet pas en cause.
Retest : retour du prix sur une zone qu'il vient de casser, pour la « revérifier » avant de continuer. C'est souvent le moment où une entrée bien confirmée devient possible.
Confluence : accord entre plusieurs éléments d'analyse de nature différente (tendance, zone, volume, par exemple) sur un même niveau de prix. Empiler plusieurs indicateurs similaires n'en est pas une : ils répètent le même avis (voir Indicateurs courants).
Range : phase où le prix oscille entre un support et une résistance horizontaux, sans tendance nette. Les stratégies de tendance y perdent souvent, les retours à la moyenne y fonctionnent mieux.
SMA / EMA : deux types de moyenne mobile. La SMA (simple) donne le même poids à chaque bougie de la période ; l'EMA (exponentielle) pèse davantage les plus récentes, et réagit donc plus vite. Voir Indicateurs courants.
Oscillateur / momentum : un oscillateur (RSI, stochastique, MACD) mesure le momentum, c'est-à-dire la vitesse du mouvement plutôt que sa direction. Il varie entre des bornes ou autour d'une ligne zéro.
Surachat / survente : zones extrêmes d'un oscillateur (au-dessus de 70 ou sous 30 pour le RSI). Elles signalent un mouvement rapide, pas un retournement : en tendance forte, le prix peut y rester longtemps.
Squeeze : resserrement des bandes de Bollinger après une phase calme. Il annonce une hausse de volatilité, sans en donner le sens.
Fibonacci (retracement / extension) : niveaux tracés entre un creux et un sommet. Les retracements (38,2 %, 50 %, 61,8 %) servent à repérer où un repli peut s'arrêter ; les extensions (127,2 %, 161,8 %) à estimer des objectifs. Voir Fibonacci.
Ligne de cou : ligne qui relie les creux d'une figure tête-épaules (ou d'un double sommet). Sa cassure en clôture valide la figure ; la hauteur de la figure, reportée depuis la cassure, donne l'objectif théorique (mesure projetée).
Price action & Smart Money Concepts
Structure de marché : enchaînement des creux (lows) et des sommets (highs) qui définit la tendance en cours.
BOS (Break of Structure) : cassure d'un sommet ou d'un creux qui confirme la continuation de la tendance en cours.
CHoCH (Change of Character) : cassure de structure dans le sens opposé à la tendance en cours, premier signal d'un possible retournement.
Supply & Demand (offre & demande) : zones de prix associées à une consolidation suivie d'un mouvement impulsif. Certains traders y recherchent une réaction future ; le graphique seul ne prouve pas la présence d'ordres institutionnels en attente.
FVG (Fair Value Gap) : configuration de trois bougies dont les mèches de la première et de la troisième ne se chevauchent pas sur une plage de prix. Ce déséquilibre graphique peut être revisité, sans garantie ni preuve d'une inefficience d'exécution réelle.
Liquidity sweep (balayage de liquidité) : franchissement temporaire d'un plus haut ou d'un plus bas suivi d'un retour de l'autre côté du niveau. On l'interprète parfois comme le déclenchement d'ordres stop, sans pouvoir vérifier leur intention sur le seul prix.
Killzone : plage horaire autour d'une session de marché suivie par certains traders, car l'activité et la volatilité peuvent y augmenter. Cela n'assure pas un mouvement directionnel exploitable.
OTE (Optimal Trade Entry) : zone de retracement de Fibonacci (en général 61,8 % à 79 %) considérée comme une entrée à bon prix dans le sens de la tendance.
Volume Profile / POC (Point of Control) : représentation du volume échangé par niveau de prix plutôt que dans le temps. Le POC est le niveau où le plus de volume a été échangé.
Equal highs / equal lows : plusieurs sommets (ou creux) proches d'un même niveau. Des stops peuvent se trouver au-delà, mais leur présence et leur volume ne se déduisent pas avec certitude du graphique. Voir Liquidité et balayages.
Base / départ impulsif : la base est la petite consolidation d'où part un mouvement rapide (le départ impulsif). C'est elle qu'on trace comme zone d'offre ou de demande.
Zone fraîche / consommée : une zone est dite fraîche si le prix n'y est pas revenu depuis l'impulsion initiale. Certains traders jugent les retests suivants moins fiables, mais le graphique ne permet pas de mesurer les ordres qui resteraient dans cette zone.
Inefficience : terme utilisé dans certaines méthodes de price action pour qualifier une zone traversée rapidement, notamment un FVG. Il ne démontre pas, à lui seul, une absence réelle de transactions.
Session de trading : plage horaire d'activité d'une grande place financière (Asie, Londres, New York). Les killzones sont calées sur leurs ouvertures. Voir Sessions et killzones.
Value Area (VAH / VAL) et HVN / LVN : dans un Volume Profile, la Value Area regroupe environ 70 % du volume échangé, entre sa borne haute (VAH) et sa borne basse (VAL). Les HVN (high volume nodes) sont des prix très échangés, où le marché ralentit ; les LVN (low volume nodes) des prix peu échangés, que le prix traverse vite.
Risque & performance
Edge (avantage statistique) : léger avantage d'une méthode qui, répété sur un grand nombre de trades, produit un gain moyen positif. Il ne garantit rien sur un trade isolé. Voir Penser en probabilités.
Ratio risque/récompense (RR) : rapport entre ce que tu risques (distance jusqu'au stop-loss) et ce que tu vises (distance jusqu'au take-profit). Un RR de 1:3 signifie risquer 1 pour viser 3.
Espérance mathématique : gain moyen attendu par trade sur le long terme, compte tenu du taux de réussite (win rate) et du ratio risque/récompense. Détaillée dans la leçon Ratio risque/récompense et espérance.
Win rate : pourcentage de trades gagnants sur un échantillon donné. Il se lit toujours avec le RR : un win rate de 40 % peut être largement rentable avec un bon ratio risque/récompense.
Drawdown : baisse du capital depuis son plus haut niveau atteint, exprimée en pourcentage. C'est l'un des indicateurs clés pour juger la solidité d'une méthode.
Profit factor : somme des gains divisée par la valeur absolue de la somme des pertes. Au-dessus de 1, le résultat observé est positif sur la période mesurée, sans garantir une rentabilité future ni nécessairement intégrer tous les coûts.
Position sizing : calcul de la taille d'une position à partir du capital, du risque accepté par trade et de la distance au stop-loss, jamais un montant fixe choisi au feeling.
Journal de trading : registre systématique de chaque trade (contexte, raison d'entrée, résultat) qui permet de mesurer objectivement sa méthode dans la durée.
Backtest : application de règles de trading à des données historiques pour estimer leurs résultats passés. Les biais méthodologiques, les coûts et les changements de régime peuvent rendre la performance réelle très différente.
R (unité de risque) : montant risqué sur un trade, utilisé comme unité de mesure. Un trade qui gagne deux fois ce qu'il risquait fait +2R, un stop touché fait −1R. Exprimer ses résultats en R permet de comparer des trades de tailles différentes.
Equity / P&L : l'equity est la valeur du compte en comptant les positions ouvertes à leur prix actuel ; le solde (balance) ne compte que les trades clôturés. Le P&L (profit and loss) est le gain ou la perte, latent tant que la position est ouverte, réalisé une fois fermée.
Variance : dispersion des résultats autour de l'espérance. Une méthode gagnante sur 1 000 trades peut traverser de longues séries de pertes : c'est la variance, pas forcément le signe que la méthode a cessé de fonctionner.
Stop suiveur (trailing stop) : stop-loss qui se déplace dans le sens du trade à mesure que le prix avance, pour protéger une partie du gain. Il ne recule jamais.
Marché & macro
Corrélation : tendance de deux actifs à évoluer dans le même sens (corrélation positive, jusqu'à +1) ou en sens opposé (négative, jusqu'à −1). Elle se mesure sur une période et peut changer. Voir Corrélations entre actifs.
DXY (Dollar Index) : indice qui mesure la valeur du dollar américain face à un panier de six devises, où l'euro pèse environ 58 %.
Risk-on / risk-off : climat de marché. En risk-on, les investisseurs achètent les actifs risqués (actions, devises à rendement élevé) ; en risk-off, ils se replient vers les valeurs refuges (dollar, yen, franc suisse, obligations d'État, souvent l'or).
Taux directeur / banque centrale : la banque centrale (Fed, BCE, BoJ...) fixe le taux directeur, qui oriente le coût de l'argent dans l'économie. Le FOMC est le comité de la Fed qui le décide, huit fois par an. Voir Les moteurs macro.
Taux réel : taux d'intérêt moins l'inflation attendue. Un taux réel qui monte rend les actifs sans rendement, comme l'or, moins attractifs.
Carry trade : emprunter dans une devise à taux bas pour placer dans une devise à taux élevé et encaisser l'écart. Rentable tant que le marché est calme, il se dénoue brutalement quand l'aversion au risque monte.
Calendrier économique : agenda des publications macro (NFP, CPI, décisions de taux) avec leur heure et leur importance. Voir Trader (ou éviter) les annonces.
Psychologie
FOMO (Fear Of Missing Out) : peur de rater un mouvement, qui pousse à entrer en retard, sans setup valide, uniquement parce que le prix a déjà beaucoup bougé.
Revenge trading : reprendre une position juste après une perte pour « se refaire », sans que le setup le justifie.
Sur-trading (overtrading) : multiplication des trades au-delà de ce que la méthode prévoit, souvent par ennui ou impatience.
Biais de confirmation : tendance à ne remarquer que les informations qui confirment ce qu'on a déjà envie de croire sur un trade en cours.
Financement & structuration
Prop firm : entreprise proposant selon son modèle une évaluation, souvent payante, puis un partage des résultats. De nombreux programmes reposent sur des comptes simulés et non sur un capital réel directement confié au trader.
Challenge / évaluation : phase de test imposée par une prop firm (objectif de gain, règles de drawdown à respecter) avant l'obtention d'un compte financé.
Drawdown statique vs. glissant (trailing) : deux façons de calculer la perte maximale autorisée par une prop firm. Le drawdown statique se mesure depuis le capital de départ, le glissant depuis le plus haut niveau jamais atteint par le compte, ce qui le rend plus strict.
Compte financé : désignation commerciale d'un compte obtenu après une évaluation ; il est souvent simulé et soumis à des règles de risque et de versement spécifiques.
Objectif de profit : gain à atteindre pendant un challenge pour le valider, exprimé en pourcentage du capital de départ.
Perte max quotidienne (daily loss) : limite de perte imposée pendant une séance. Sa base de calcul (solde, equity, heure de réinitialisation) et ses conséquences varient selon le règlement de la société.
Profit split : part des gains reversée au trader sur un compte financé, le reste revenant à la prop firm.
Martingale : technique qui double la taille après chaque perte pour tout récupérer au premier gain. Elle produit une courbe très régulière jusqu'à la série de pertes qui vide le compte : c'est un signal d'alarme quand on lit un track record.
Track record : historique de trades d'un trader ou d'une stratégie, utilisé pour en juger la fiabilité. La leçon Lire et évaluer un track record apprend à en repérer les biais et les manipulations.